Hygiène et Santé Santé

Les herboristeries surfent sur la vague du bien être

herboristerie
Written by Pegasius

Les herboristeries surfent sur la vague du bien être ont désormais le vent en en poupe. Les remèdes souvent qualifiés de remèdes de grand-mères semblent redevenir tendance. Le déremboursement de certaines catégories de médicaments et la médiatisation de grands scandales sur les vertus douteuses et parfois dangereuses de certains médicaments a sans doute accéléré ce phénomène.

Cette nouvelle tendance est-elle un simple effet de mode ou reflète-t-elle une réelle volonté de retour aux sources ?

 

Une disparition progressive des officines, aujourd’hui ils ne sont plus qu’une poignée

BAD-herboristeriesLa vente de plantes médicinales aujourd’hui ne représente plus que 3% du chiffre d’affaire total des pharmacies. Depuis 1941, le diplôme et l’activité d’herboriste ont complètement disparu au profit des officines. En France, le métier d’herboriste n’existe pas officiellement.  Il n’y aucun cadre juridique et pourtant la phytothérapie est de plus en plus reconnue. La phytothérapie ou médecine des plantes ou encore thérapie par les plantes, est une technique appartenant au domaine de la naturopathie.

Il en va de même pour l’aromathérapie, thérapie par l’utilisation des huiles essentielles). C’est une médecine fondée sur les extraits des plantes et les principes actifs naturels.

Se soigner par les plantes

Que penser alors de cette volonté délibérée de favoriser les molécules de synthèse au détriment de ce que l’on peut trouver facilement dans la nature, au détour parfois d’un sentier ou plus généralement en cultivant son jardin ?

Un métier interdit mais des connaissances qui ont su perdurer

BAD-herboristeries-2Le savoir des plantes est un savoir qui s’est longtemps transmis tout comme les techniques de cultures sans engrais chimiques ni pesticides. C’est donc un savoir ancestral qui a été démantelé. Le puissant ordre des pharmaciens a bien veillé à garder un monopole en attaquant en justice tout contrevenant. Certains gérants d’herboristeries ont été jusqu’à être condamnés à verser des amendes et d’autres même ont été contraints par l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) à fermer leur établissement. Le métier est interdit, certaines herboristeries sont fermés mais la connaissance se transmet. Cette connaissance se transmet par l’intermédiaire de passionnés ou d’associations. C’est par exemple le cas de l’Association pour le renouveau de l’herboristerie (voir leur site arh-herboristerie.org) qui propose des formations pour porter à la connaissance de tout type de public les vertus des plantes. C’est en quelque sorte un retour à la nature !

Les herboristeries surfent sur la tendance lourde de retour à la nature

Beaucoup de pharmacies usent d’artifices marketing pour récupérer ce phénomène. Ils arborent parfois sur leurs devantures « herboristerie » mais ils ne connaissent pas plus les vertus des plantes que certains de leurs clients ! Ce sont le plus souvent des mélanges de plantes, des compléments alimentaires, des gélules dont ils ne connaissent ni la composition ni les vertus de ces composants. Profits obligent, on les trouve très facilement en tête de gondole de leur magasin.

Le commerce des plantes médicinales progresse ainsi de 10 à 20 % chaque année en Europe. Désormais, plus de la moitié des français ont recours à la phytothérapie.

 

Des débouchés et des perspectives d’avenir, un renouveau de l’herboristerie

BAD-herboristeries-3Les métiers des plantes offrent bien des débouchés. Si un phytothérapeute ne peut pas légalement soigner, il peut simplement donner des conseils et indiquer les plantes qui sont dangereuses. Il n’existe encore qu’une poignée d’herboristeries en France. Pourtant on peut compter plus de 4000 références de produits, tisanes, huiles essentielles, d’eau florale d’extrait hydroalcoolique de plantes ou d’autres compléments alimentaires. La phytothérapie peut être utilisée à titre préventif et curatif. Elle agit sur les causes du mal et pas simplement sur les symptômes. Il y a peu d’effets indésirables à la différence des médicaments vendus par des laboratoires qui sont le plus souvent en situation de quasi-monopole.

 

Le marché des plantes médicinales, des perspectives florissantes pour les herboristeries

Le marché des plantes médicinales a évolué et obtient aujourd’hui les faveurs des français encore échaudés par les scandales du Médiator et de Diane 35. Dans ce contexte, les herboristes comptent bien surfer sur cette vague. Si les vertus des plantes ne sont plus à démontrer, il est important de connaitre leurs usages et les précautions. C’est la connaissance et la bonne utilisation d’une plante qui peut être source de guérison. A défaut, une plante peut se révéler toxique voire dangereuse pour la santé.

Un brin utopiste serait d’imaginer qu’au sein de chaque famille, un apprenti herboriste disposerait de cette connaissance et la cultiverait dans tous les sens du terme !

About the author

Pegasius

Leave a Comment